Lorsqu’un problème survient, toutes les actions ne répondent pas à la même temporalité. La recherche des causes profondes et la mise en œuvre d’une solution définitive peuvent demander plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Mais les actions de sécurisation, elles, ne peuvent pas attendre.
Mesurer l’étendue du problème
Dès que le problème est connu, il faut rapidement réunir les experts techniques capables d’en évaluer les conséquences et de déterminer jusqu’où la situation peut s’étendre.
L’objectif est de distinguer les faits établis des hypothèses et de définir le périmètre réellement concerné.
- Les conséquences potentielles du défaut.
- Le périmètre réellement concerné.
- La probabilité que le défaut soit également présent en dehors de la zone mise en quarantaine.
- Les produits, équipements, services ou personnes susceptibles d’être exposés.
À ce stade, des méthodes comme le QQOQCCP ou le Est / N’est pas permettent de préciser les faits, de poser les limites connues du problème et, surtout, de ne pas confondre ce que l’on sait avec ce que l’on suppose.
Réaliser l’étude d’impact
Une fois le problème caractérisé, l’étude d’impact doit être menée dans la foulée.
De quels risques parle-t-on réellement ?
La nature du risque, sa gravité et sa probabilité d’occurrence doivent guider le niveau de sécurisation à mettre en place.
Adapter les mesures conservatoires au risque réel
Le plan de sécurisation ne peut pas être standardisé sans discernement. Il doit être proportionné à la situation rencontrée et au niveau de risque réellement identifié.
Une entreprise pharmaceutique, un équipementier automobile ou une société de services ne seront pas soumis aux mêmes exigences. Pourtant, le principe reste identique : protéger immédiatement les personnes, les clients et l’activité pendant que l’analyse se poursuit.
Mettre le coût de sécurisation en regard du risque
Les coûts de mise en œuvre des actions de sécurisation doivent naturellement être pris en compte, mais ils ne décident pas seuls.
Ils doivent être comparés aux conséquences potentielles du risque et au coût d’une absence de réaction.
Cette comparaison permet de prendre une décision légitime, argumentée et traçable.
Sécuriser n’est pas encore résoudre
Une action de sécurisation n’a pas vocation à résoudre définitivement le problème. Elle doit empêcher qu’il ne s’aggrave ou ne se propage, le temps d’en identifier les causes et de construire une solution durable.
Protéger immédiatement
Contenir le problème, limiter son extension et réduire les risques pendant la phase d’analyse.
Éliminer durablement
Identifier les causes, définir les actions correctives et vérifier leur efficacité dans la durée.
Dans une résolution de problème, la sécurisation n’est pas une simple étape préparatoire. C’est la première responsabilité de l’équipe. Elle démontre la capacité de l’entreprise à réagir rapidement, à protéger ses parties prenantes et à agir conformément à ses engagements.