Management opérationnel · Animation à intervalles courts
L’excuse de la tête dans le guidon
Et si le manque de temps était justement une raison de mettre en place des animations à intervalles courts ?
« J’ai déjà la tête dans le guidon, nous n’avons pas le temps de faire des AIC. »
Et si c’était justement une raison de s’y mettre ?
L’animation à intervalle court (AIC) a toute sa place dans une PME. Certains dirigeants découvrent a posteriori cette pratique et l’adoptent. D’autres en connaissent les principes, mais repoussent sa mise en œuvre, préférant rester absorbés par les urgences du quotidien.
Le manque de temps explique-t-il tout ?
Regardons les conséquences d’une organisation pilotée à vue : des priorités mal partagées, des équipes insuffisamment synchronisées, des décisions qui remontent systématiquement au patron et des indicateurs de performance peu exploités.
Puis viennent les constats :
Les collaborateurs ne sont pas autonomes !
Ils ne savent pas s’organiser !
Je suis obligé de m’occuper de tout !
Encore aurait-il fallu leur avoir donné un cap clair, de véritables marges de décision et les moyens d’agir.
L’AIC place aussi le dirigeant face à ses responsabilités
Elle rend visibles les écarts de performance, les blocages et les engagements non tenus. Ceux de l’équipe, mais aussi les siens. Elle invite à clarifier les priorités, à arbitrer, à déléguer et à lever les obstacles.
Cette transparence peut être inconfortable. Elle oblige à questionner sa propre manière de manager.
Rester la tête dans le guidon peut alors devenir une excuse commode : les urgences occupent toute la place, les difficultés se répètent et la responsabilité retombe sur les autres.
Transformer les constats en actions suivies
Instaurer un véritable rituel d’AIC demande d’accepter ce regard sur son organisation et sur soi-même. Puis de transformer les constats en décisions et en actions suivies.
Et en période difficile, partager les priorités, voir ensemble les actions clés avancer peut redonner de la maîtrise au dirigeant et de l’autonomie à son équipe.
Retrouver de la sérénité parce que l’on sait où l’on en est et sur quoi agir devient un privilège qui n’a pas de prix !